UNE PHOTOGRAPHIE PROVIDENTIELLE Nous aimerions témoigner de notre gratitude envers tous les artistes qui partagent leurs talents afin d’offrir aux malades et mourants des scènes de beauté dans leur environnement d’hôpital ou de maison de soins palliatifs. Pour notre frère, ce fut vraiment une bénédiction. Il avait été diagnostiqué avec un cancer au stade quatre, le 24 octobre 2025, le jour de son anniversaire de 75 ans. Il était trop tard pour entreprendre des traitements qui auraient pu prolonger sa vie. Après d’excellents soins à l’hôpital Sacré Cœur à Montréal, il a été transféré à une maison de soins palliatifs. Il s’agit du Pavillon Florence-et-Charles-Albert-Poissant située au 555, boul. Gouin Ouest, Montréal (H3L 2V3), le long de la rivière des Prairies. Cette installation du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal peut accueillir jusqu’à 18 personnes en fin de vie.

Notre frère était archéologue, ayant à son crédit une carrière de cinquante ans de fouilles partout au Québec. Il avait fondé la première compagnie d’archéologie québécoise, fondé l’Association des archéologues québécois ainsi qu’une revue, le Paléo Québec. Il avait participé aux grands projets de développement de la province, de la construction de barrages, et de routes, de projets de restauration de bâtiments historiques, de projets municipaux et autochtones. Il avait sillonné la Belle Province dans tous les sens. Dès son arrivée au plancher de soins palliatifs, il a été entouré par des tableaux magnifiques représentant des coins de partout au Québec. Les paysages, maisons et jardins encadrés sur les murs créaient une atmosphère de sérénité. Le lieu était calme et accueillant. L’infirmière en charge et les préposés ont aidé notre frère à intégrer sa chambre. 

C’est alors que son collègue, lui aussi archéologue, a remarqué le tableau qui occupait le mur derrière le lit de notre frère.  C’était une photographie prise des îles Mingan à l’est du Québec. C’était le lieu où notre frère avait effectué sa première fouille archéologique sur le sol québécois! Cette chambre lui semblait prédestinée. Elle représentait le début de sa carrière d’archéologue, son amour de la nature, son attachement au sol québécois. C’était comme si sa vie était revenue au point de départ soulignant ses accomplissements au cours des décennies. La liberté, la beauté et la grandeur qui se dégageait de ce tableau rappelait aussi la grandeur de la nature de notre frère, un homme qui voyait grand et qui vivait à fond. Cette coïncidence, nous l’avons vécue comme un signe divin, comme un signe que le Seigneur l’accompagnait dans son dernier parcours et lui promettait des horizons infinis au bout de son voyage sur cette terre. Nous en avons été profondément touchés. 

Nous remercions le photographe, Bernard Rajotte, que nous avons contacté après le décès de notre frère. Nous l’avons remercié pour son don et félicité pour la beauté de l’image. Nous lui avons demandé la permission d’utiliser cette photographie comme scène de fond sur le signet funéraire. C’est avec joie qu’il nous a accordé ce privilège allant jusqu’à envoyer l’original numérique au salon funéraire pour impression. Il nous a aussi fait connaître la merveilleuse Fondation de l’Art pour la Guérison qui fait don de leurs œuvres afin de réjouir la vie de tous ceux et celles qui fréquentent les établissements de santé de la province. Nous sommes heureux de partager notre expérience avec vous. Vous avez embelli ce qui était, pour nous, une épreuve difficile à vivre. Vous nous avez donné assurance de la présence divine sur notre chemin et sur le chemin de notre frère et vous nous avez donné espérance de la vie éternelle. 

Avec toute notre gratitude, Jeanne et Jacques Chevrier.

Merci à vous tous et toutes. J & J.

Envoyé le 2 juillet 2026.